15.5.26

 


L’amendement impérieux de la Constitution

De l’analyse de la situation politique en RDC, de l’indépendance, à nos jours, il s’avère impérieux d’adapter notre Constitution à nos réalités majeures, à savoir :

1. La propension au 3ème mandat ou glissement de mandat : Le choix de la population Congolaise n’a jamais été respecté, en matière électorale. La preuve privilégiée, à ce sujet, nous avait été donnée par Son Excellence Monsieur Emmanuel Macron, Président Français. Il avait qualifié le résultat de nos élections de « Compromis à l’africaine ! » Cet homme avait eu le courage de nous flanquer cette réalité, à domicile. Pour mettre fin au compromis à l’africaine, nous ne cesserons de proposer le tirage au sort, comme mode de désignation des dirigeants politiques. Le tirage au sort ne sera pas une nouveauté, en RDC. Il est prévu en Droit Congolais, dans deux cas précis, notamment lors du ballotage à la désignation de deux chefs coutumiers, candidats Sénateurs et lors de la première élection des membres de la Cour Constitutionnelle. Accepter l’élection dite démocratique, c’est accepter le Compromis à l’Africaine. Ce mode d’élection est complexe, pour rien. Complexe, pour faciliter la fraude. En plus, sa préparation prend trop de temps et trop d’argent.

2. L’indépendance des institutions : Le pouvoir arrête le pouvoir ! Tel est le cas, en RDC ? Non ! Ne dit-on pas que la justice n’est pas indépendante ! Il faut équilibrer les pouvoirs. Le chef de l’Etat concentre trop de pouvoirs entre ses mains. Il a, de par ses fonctions, une signature prestigieuse et contraignante. De ce fait, il faut lui retirer la qualité de « Commandant Suprême des Forces Armées. » Ce rôle sera confié à un collège d’autorités, en l’occurrence : Président de l’Assemblée Nationale, Président de la Cour Constitutionnelle et un expert militaire.

3. L’officialisation de la libéralisation du système judiciaire congolais : Libéraliser le système judiciaire serait le couronnement du travail que les Eglises et quelques corporations accomplissent, à la satisfaction des parties en conflit. On pourrait leur attribuer, dans un premier temps, la matière civile et la Cour Constitutionnelle.

Mettez ces propositions en application et on ne dira plus, en RDC, que le pouvoir rend fou, car nous aurons ainsi un Président de la République légaliste et modèle pour la jeunesse. Plus personne ne va neutraliser, à son profit, toutes les institutions du pays.

Infosdespanafricanistes.blogspot.com : Ils appellent de tous les vœux la modification de la Constitution en vue d’équilibrer les pouvoirs afin de parvenir au principe cher à Montesquieu, en l’occurrence : « Le pouvoir arrête le pouvoir, » et plus jamais : « Le POUVOIR piétine les pouvoirs ! »

MABAYA DIAMBOMBA Médard