7.10.25

« La CPI a encore sa raison d’être ? »

Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) venaient de se retirer de la Cour Pénale Internationale, à cause de la justice sélective qu’elle pratique. Ainsi, y a-t-il lieu de se demander si cette cour a encore sa raison d’être, dans la mesure où ses justiciables potentiels et débonnaires commencent à quitter le navire.

L’ONU, vu dans son ensemble, risque de subir le même revers de la médaille, car elle a dévié de son rôle. A titre d’exemple, mon pays, la République Démocratique du Congo (RDC) est balkanisée pendant que l’ONU a, sur place, une mission de la paix depuis près de 30 ans. C’est de la Monusco qu’il s’agit. Au lieu de la paix miroitée, c’est un drame que le Congolais recueille, au quotidien. Monusco, témoin ou actrice du déboire du Congolais, se demande-t-on ?

Le monopole conféré à l’ONU crée un désastre à travers le monde. C’est la raison pour laquelle il faut vite susciter la concurrence, en ayant parallèlement une ONU, à visage humain, à siège social tournant, par continent, tous les 10 ans et un personnel à mandat déterminé, une fois renouvelable.

Le monopole est une catastrophe. Elle pousse à un abus de pouvoir. Un siège social immobile, donne au pays hôte, le sentiment que la chose lui appartient. Un personnel de carrière laisse libre cours à des lobbyings. 

Que vive la concurrence !

MABAYA DIAMBOMBA Médard