La présentation de la 1ère Encyclique du Pape Léon XIV
A
l’occasion de la 60ème Journée des Communications Sociales, le
Secrétariat de la CENCO et Signis-RDC avaient organisé, le samedi 13 juin 2026,
au Centre Interdiocésain, à Kinshasa, une cérémonie de présentation de la
première Encyclique du Pape Léon XIV, intitulée : « Magnifica
Humanitas. »
Cette
cérémonie a porté sur la protection de la personne humaine, à l’ère de
l’intelligence artificielle, en sigle : « IA. » De ce fait, il y
a eu 3 intervenants et chacun d’eux a eu à plancher sur un sujet précis, à
savoir :
1.
L’influence de
l’intelligence artificielle sur l’individu, la Nation et l’Eglise : Par le Professeur Bob BOBUTAKA
Le Prof Bob a dit que l’IA est une partie de
l’intelligence qui a été transférée et assimilée, pour accompagner l’homme.
L’intelligence humaine est complexe et limitée du point de vue de certains
résultats. L’IA est une intelligence programmée. Elle a la capacité de donner
des résultats mirobolants.
Beaucoup de penseurs disent que l’IA ne pourrait
dépasser l’intelligence humaine, car le cerveau humain est constitué de plus ou
moins 100 milliards de neurones. Cependant, l’IA n’est pourvue que d’un millier
des puces.
L’impact de l’IA : Sur l’individu, il dépend de
l’approche. L’homme ne saura plus réfléchir par lui-même, car il devient
esclave des instruments. Sur la Nation, c’est la déchéance lorsque l’homme ne
sait plus utiliser tout son cerveau. Sur l’Eglise, c’est bon, mais il est
difficile de faire face à l’IA.
On assiste à une espèce de conflit entre l’homme et la
machine. Aujourd’hui, c’est l’homme qui contrôle l’IA, mais demain ce serait le
contraire. A titre d’exemple, il existe des armes intelligentes dont on ne
maîtrise pas l’ampleur de la destruction. Aujourd’hui, l’économie est plus
orientée vers le numérique et l’IA. Demain, l’homme sera poussé davantage vers
la donne numérique et l’IA.
Le Professeur Bob entrevoit ainsi ce que représente
666, dans la Bible. La destruction du cerveau humain, c’est la destruction de
l’humanité. Tout est fonction de la responsabilité d’un chacun.
2.
Un appel à
humaniser la technologie à l’ère de l’IA : Par l’Abbé Professeur Augustin
KAMB
Jadis, l’IA était orientée par des Etats, mais
aujourd’hui elle est orientée par les privés. Aujourd’hui, beaucoup de pays
fournissent un effort pour réguler le monde de l’IA et de l’évolution
numérique.
L’annonce de l’Evangile ne peut ignorer le vécu
quotidien de l’homme. Le domaine de l’IA concerne tous, sans exclusive. En
cela, le Pape Léon XIV renvoie à deux figures, en l’occurrence, la construction
de la Tour de Babel et la construction des murs de Jéricho.
Il y a l’ALIGNEMENT de l’intelligence artificielle,
c’est-à-dire qu’elle ne répond pas à toutes les questions. En outre, il y a le
BIEN COMMUN ; la destination universelle des biens doit s’appliquer aussi
à l’IA. Une institution juste est celle qui se met au service de tous. DEFI
pour notre époque. Sa puissance défie l’intelligence humaine par sa rapidité.
L’IA ne comprend pas ce qu’elle fait. Les
propriétaires de l’IA doivent tenir compte de la nature du bien commun.
3.
La mission
prophétique de l’Eglise, à la lumière de Magnifica Humanitas, du Pape Léon XIX :
Par Monseigneur Donatien N’shole
L’Encyclique du Pape est un acte prophétique. L’IA
peut détruire l’intelligence humaine. Il faut agir pour le bien de l’homme.
L’Eglise doit se sentir interpellé par l’émergence de l’IA. Appliquer un
ministère de vigilance désintéressé qui est la mission prophétique de l’Eglise.
Sa mission ne l’amène pas à rester silencieux face à
la misère du peuple. Si les choses sont bien faites, l’Eglise va se taire. Elle
veut :
§
La paix :
Non, à la guerre ! Faire la paix c’est atteindre la maturité morale.
§
La justice :
Instaurer le dialogue. La justice de la fraternité. « Civilisation de l’amour » :
L’Eglise est un allié à la construction du bien commun.
En conclusion, Monseigneur
N’shole à dit que tout le monde peut apporter sa pierre à la construction de
l’amour. Nul ne peut prétendre qu’il ne peut rien faire ! Personne n’est
sans responsabilité. Quelle est la mienne pour la construction de notre
pays ? devrait-on se demander.
Infosdespanafricanistes.blogspots.com : Ils disent que l’IA est au service de l’homme.
Cependant, elle ne doit pas rendre l’homme paresseux. Il faut bien travailler
sans cesse le cerveau humain. Nous avons toujours enregistré des inquiétudes
sur l’innovation technologique. A l’avènement de l’ordinateur, bien des
personnes se demandaient si ce dernier n’allait-il pas remplacer l’homme. La
réponse est : « Non ! » La suppression de plusieurs emplois
n’est pas synonyme du remplacement de l’homme.
MABAYA
DIAMBOMBA Médard
