13.2.26


Journée Internationale de Prière et Sensibilisation contre la Traite des Etres Humains

Le Réseau de Tabitha Kum de la RDC avait organisé, le dimanche 8 février 2026, à la chapelle des capuciens, à la 12ème Rue, Quartier Industriel, dans la commune de Limete, une cérémonie de prière et de sensibilisation contre la traite des êtres humains.

 

En République Démocratique du Congo, ce réseau a, à sa tête, une coordonnatrice, en la personne de la Révérende Sœur Loredana, Missionnaire Combonienne. La cérémonie était dirigée, entre autres personnes, par les Pères Emmanuel et Xavier, tous Capucins.

 

Parmi les participants, il faut noter la présence de monsieur Patrick Bolenge qui représentait madame Chantal, coordonnatrice de la cellule de la lutte contre la violence faite à la femme et la traite des êtres humains, à la Présidence de la République. Cette cellule avait été créée en 2019 et la loi s’y rapportant avait été promulguée, le 26 décembre 2022.

 

Que retenir de cette cérémonie ?

 

Monsieur Patrick Bolenge est intervenu et il a parlé de la traite des êtres humains. On comprend mieux ce phénomène à travers ces 3 aspects :

·       Les actes posés : il y a le recrutement, le transport, le transfèrement et l’hébergement des personnes.

·       Les moyens utilisés : les menaces, l’enlèvement, la fraude, la tromperie ou l’abus d’autorité.

·       La finalité : l’exploitation de quelqu’un à des fins personnelles.

Il sied de noter que bien des gens confondent la maltraitance, le travail des enfants, le travail illicite des migrants et la traite des êtres humains.

 

L’intervenant a énuméré des cas concrets de traite des êtres humains, en l’occurrence :

·       Le travail forcé.

Exemple : Une fausse promesse d’emploi.

·       L’exploitation de la prostitution d’autrui (Proxénétisme).

·       La mendicité forcée (Ce phénomène est connu à la police sous le nom de « Mbwa na sac. »

Exemple : Un enfant est enlevé au Kasaï et emmené à Kinshasa.

·       Le mariage forcé.

Exemple : Dans des zones en conflit armé, on détruit toutes les maisons, les hommes se sauvent ou sont tués et les femmes sont emmenées ailleurs.

·       L’enrôlement forcé dans des groupes armés.

·       L’orphelinat : la direction d’un orphelinat avait été approchée par des individus non autrement identifiés qui ont proposé du travail à l’étranger avec des meilleures conditions de travail, pour ses pensionnaires. La direction de l’orphelinat avait refusé cette offre, mais ces individus avaient réussi à la contourner, en approchant quelques alliés de cet établissement. C’est ainsi que quelques pensionnaires de l’orphelinat se sont retrouvés, à l’étranger, dans un site agricole, comme esclaves.

 

Un cas analogue s’est produit à l’Institut des Bâtiments et Travaux Publics (IBTP). On avait collé, par-ci, par-là, des affiches qui offraient des emplois, aux conditions alléchantes, à l’étranger. C’est ainsi que de nombreux étudiants sont devenus esclaves agricoles, sans salaires.

 

La cellule susmentionnée documente tous ces cas. Ainsi, il est demandé à tout le monde de veiller dans son entourage. Voici quelques comportements qui peuvent vous alerter :

o   Un serveur, dans un bistrot, regarde d’abord son Gérant qui est planté quelque part, avant de répondre à un client.

o   Une dame qui est toujours accompagnée de quelqu’un.

Ces comportements sont suspects. De ce fait, un numéro vert a été communiqué pour dénoncer tous les cas suspects. Il s’agit de : 122.

 

Enfin, la Révérende Sœur Loredana a conclu la cérémonie en disant que « connaître » peut sauver. Il faut une mobilisation massive et courageuse, pour vaincre ce fléau.

 

Infosdespanafricanistes.blogspot.com vous invitent à plus de vigilance dans ce pays qui ressemble à une colonie mondiale de peuplement où tous les criminels internationaux affluent.

 

MABAYA DIAMBOMBA Médard