Le 11 février, Journée Mondiale des Malades
Gloire à Dieu ! On pense quand même aux malades. Est-ce le cas
dans mon pays ?
Non ! Les malades se
débrouillent, chacun à sa manière. Peu de gens vont se faire soigner à
l’hôpital lorsqu’ils tombent malades.
La qualité des soins de santé
est-elle bonne dans mon pays ? Se demande-t-on.
Tout ce que nous savons à ce
sujet, bien de gens sont évacués à l’étranger, pour se faire soigner. Par
ailleurs, personne ne va à l’hôpital, à titre préventif.
Comment les malades se comportent-ils, disons mieux, se débrouillent-ils ?
Les uns se livrent à l’automédication
et les autres font recours à la médecine traditionnelle. A ce sujet, un tradi-praticien
avait dit un jour, au cours d’une conférence, que la guérison est garantie à
100 %, dans son secteur d’activités. Comme preuve, les tradi-praticiens n’ont
jamais construit une morgue.
Oui ! Il existe aussi une
catégorie de malades qui se contente exclusivement de la prière ; c’est un
pas important, mais il faut combiner la prière et l’hôpital.
Prions pour tous les malades
et même pour les malades qui s’ignorent. La prière est la bienvenue pour la
population Kinoise qui vit dans la crasse. Situation qui la fait souffrir, au
quotidien, depuis des décennies. Que les autorités politiques de la RDC
intériorisent le thème de la 34ème Journée Mondiale du Malade, à
savoir : « La compassion du Samaritain : aimer en portant la
souffrance de l’autre. »
MABAYA DIAMBOMBA Médard
